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     Ma mère


    Comme il n'est pas permis sur terre
    ma mère m'a fait vivre l'enfer,
    apparaissant sous d'autres cieux
    comme un paradis merveilleux.

    Mélange de violence et de tendresse,
    intrusion sur ma peau, caresse.

    Brouillard dans mon coeur, laisse.
    Dans ma tête, souvenirs de jeunesse.

    Jeunesse paumée, jeunesse volée
    par celle qui devait m'aimer.
    Par celle qui m'a fait exister.

    Recherche d'une vraie mère
    Attente vaine et amère.
    L'enfer = la prison
    me maintenant dans son giron.

    M'étouffant sous ses mains.
    M'attachant de ses liens.
    Les bras mortifères
    de cette femme, ma mère.



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  •  Le 24 06 2004

     

     

     

    Prise dans une toile d'araignée
    Je me sens emprisonnée
    Dans un amas gluant
    Le piège est menaçant
    Comme une marée noire
    Recouvrant ma mémoire
    Bras et jambes battant l'air
    Impossible de me défaire
    Le piège s'est refermé
    L'emprise invisible et masquée
    Me maintient terrorisée
    Je me débats dans cette viscosité
    Comme dans mes draps d'enfant souillés
    Au secours ! A l'aide !
    Une main vient á mon aide
    Me tirant par le bras
    Puis sort l'autre bras
    De cette noire viscosité
    Et c'est le corps tout entier
    Qui réussit á s'échapper
    La partie n'est pas gagnée
    Comment enlever toute cette saleté
    J'aimerais retrouver la blancheur immaculée
    celle de la petite fille non souillée.

     

     

     

     


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  • A vous mes parents le 8 novembre 2004

     

     

    Merci pour toute votre vie qui a marqué la mienne.

    Merci pour tout ce que vous m’avez apporté de beau et de grand.

    Merci pour tous vos gestes offerts et toutes vos paroles données.

    Merci pour votre amour à jamais inscrit dans mon cœur.

    Merci pour la lumière de votre visage et pour la clarté de votre regard.

    Merci pour tout ce que j’ai pu lire au fond de vos yeux.

    Merci pour les chemins parcourus ensemble, pour les longues traversées,

    Parfois rudes et fatigantes, mais que nous avons eu le bonheur de vivre ensemble.

    Merci pour votre travail, votre patience et votre courage.

    Merci pour tous vos rires et pour vos larmes.

    Merci aussi pour toutes vos hésitations, vos peurs et vos errances.

    Merci pour tous les doutes et toutes vos erreurs :

    C’est cela le prix d’une vie !

    Votre place est irrémédiablement vide et votre absence fait mal.

    Vous me manquez aujourd’hui et vous me manquerez plus encore demain…

    Merci de me donner le courage d’avancer encore vers Celui qui m’attend sur l’autre rive, là ou vous, maintenant connaissez la Paix , l’Amour et la joie.

     

     

    Auteur inconnu , mais qui a écrit les mots que j’avais dans le cœur en cette fin d'année 2004

     

     

     

     

    "Ces longs chemins de brume en famille"

     

     


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