• Le pardon, source de guérison Le 4-10-2007

    Lorsqu’il y a eu blessure, douleur, souffrance, on cherche à guérir. On fait souvent un lien entre souffrance et guérison. Quand on ne pardonne pas, on s’empoisonne soi-même la vie.
    Nous sommes malheureux tant que nous n’avons pas pardonné.
    L’anti poison que je suis le seul à fabriquer est le pardon.

    - Pourquoi ne pouvons nous pas pardonner?

    - Existe-t-il des offenses impardonnables ?
    Plusieurs difficultés peuvent compliquer les choses :

    - Pardonner à quelqu’un qui est mort
    - Pardonner à la place de quelqu’un d’autre, quand la victime est décédée !!!
    Le pardon est une dynamique qu’il faut inscrire dans notre ligne de vie. Si l’on pense ne jamais pouvoir pardonner, on risque de ne jamais avoir de repos au fond de soi. C’est bien de chercher ce qui a été blessé en nous, pour savoir quoi pardonner. Il faut se convaincre que tout est pardonnable (pas facile !!!)
    Pardonner n’est pas oublier, mais permet de passer à autre chose.

    Nous croyons que le pardon est possible en toute circonstance parce que nous sommes chrétiens.

    Pourquoi j’ai du mal à pardonner ?
    - Est-ce que je fais partie de ceux qui veulent toujours être gagnants ? de ceux qui se sentent forts ? Il faut être fort pour pardonner, nous ne sommes pas faibles en pardonnant.
    Le pardon est possible à condition de le travailler dans sa propre vie, commencer par de petits actes de la vie courante. Il faut du temps, il faut être prêt. Quand on a pardonné, on retrouve la joie, la paix, la liberté.
    Dans une situation précise, je pense : là je veux pardonner, je dois me mettre en chemin, entrer dans la démarche, c’est comme un glaçon qui va fondre, petit à petit. On peut pardonner à ceux qui nous ont quittés, il faut poser un geste de pardon sur notre histoire.
    C’est bien d’avoir de la compréhension, de la reconnaissance : nos parents ont fait ce qu’ils ont pu avec ce qu’ils étaient On se libère, on casse le cercle infernal du mal subi et reproduit.
    Comment casser ce cycle ?
    Le pardon est le seul à nous sortir de cet enfer.

    - Que la personne soit là ou pas.

    - Qu’elle soit excusée ou pas.
    - Pouvoir pardonner même quand il n’y a pas eu la reconnaissance du mal fait, ou pas la conscience.
    Le pardon est le geste fou que l’on pose pour casser des logiques qui empoisonnent les gens dans leur souffrance.
    C’est un geste gratuit, ne rien attendre en contrepartie.
    C’est un geste individuel, libre et gratuit au fond de soi, dans le secret de son cœur.
    C’est cette liberté dans la relation aux autres qui va nous guérir. Je ne suis plus la victime de celui qui m’a fait du mal, je ne m’empoisonne plus la vie, je débloque des situations et je suis le témoin.
    Je ne suis pas prisonnier de mon passé, il y a aussi ce que je suis aujourd’hui et ce que je serai demain.
    Quand le pardon est vrai, nous ne trouvons pas d’excuse pour celui qui nous a fait du mal, il ne faut pas mélanger.
    Le pardon est utile même quand il n’y a plus de dialogue, car il va le nourrir. Même si l’autre ne veut pas de notre pardon, c’est Nietzsche qui disait :

    Et si je t’aime, qu’est ce que cela peut te faire ?
    La justice ne se substitue pas au pardon. La justice des hommes ne règle pas le pardon.
    Pardonner à un coupable avant qu’il ne finisse de purger sa peine ne change rien à la durée de celle-ci.


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